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Créer MON COMPTE RONAL’aménagement paysager est le prolongement de l’espace maison : il permet de mettre en valeur la propriété tout en fournissant des espaces de détente et de fraîcheur. Mais, lors de sa construction ou de son entretien, il faut prévoir limiter les impacts sur les ressources, sur la qualité de l’eau et même sur la santé humaine, que ce soit par l’utilisation de techniques d’entretien écologique, par un bon choix de plantes ou encore par une bonne gestion de l’eau pluviale, par exemple. Il est ainsi possible de verdir un terrain tout en limitant l’entretien et en économisant temps et argent.
Envisagez l’utilisation de planches de cèdre : elles possèdent une résistance naturelle contre la pourriture, la moisissure et les insectes, et elles ont une durée de vie de plus de 25 ans à l’extérieur. Ce bois peut être gardé naturel, mais pour l’empêcher de devenir gris on doit appliquer une teinture tous les trois à cinq ans.
Les planches en composite de bois et de plastique recyclé à 100 % sont une autre option intéressante : elles peuvent être taillées, sciées et utilisées comme le bois. En plus de ne pas pourrir et de ne pas requérir l’application de teinture ou de peinture, ces produits sont offerts dans une variété de couleurs.
Optez pour le bois torréfié : cuit à très haute température, il est complètement sec, imperméable, sans produits chimiques, plus résistant à la pourriture et 50 % plus durable que le bois traité. Les éléments de support doivent toutefois être renforcés puisque la cuisson réduit la résistance des planches à la flexion. Un traitement hydrofuge doit également être appliqué. Ce processus peut être appliqué à la plupart des essences de bois. Privilégiez le bois provenant de forêts certifiées FSC pour encourager la foresterie durable.
Choisissez des enduits, de la peinture et des teintures sans composés organiques volatils (COV) ou à faibles émissions de COV, ce qui contribue à limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES) et les impacts nocifs sur la santé humaine.
Pour les ouvrages en bois, il faut minimiser les perforations et s’assurer que l’agencement des planches permette un écoulement et un séchage rapides. Choisissez des vis adaptées à l’essence de bois utilisée et la bonne quincaillerie afin d’éviter les ancrages bois/béton.
Depuis décembre 2003, il ne se produit plus au Canada, pour un usage résidentiel, de bois traité à l’injection d’arséniate de cuivre chromaté (ACC), qui contient de l’arsenic.
Les dalles et les pavés en béton sont des produits durables et recyclables en agrégats, mais leur fabrication et leur transport nécessitent beaucoup d’énergie ; choisir des produits de qualité permet d’amortir les émissions de GES sur leur cycle de vie. D’autres choix écoresponsables peuvent également permettre de limiter les impacts environnementaux de l’aménagement d’allées, de chemins et de terrasses.
Privilégiez les pierres naturelles d’extraction et de fabrication locales pour réduire les émissions de GES liées au transport de ces produits durables. Les pierres naturelles se vendent en plusieurs couleurs et textures, et elles peuvent être de formes aléatoires ou taillées. Les joints entre les pierres peuvent être remplis de sable polymère ou de couvre-sol, ce qui permet de les adapter à tous les styles.
Parmi les dalles et les pavés, privilégiez les produits alvéolés, qui ne couvrent pas tout le sol. Les sections ouvertes de ces produits perméables à l’eau permettent à la végétation de pousser à travers ou sont remplies avec un gravier fin. Les produits alvéolés ont ainsi l’avantage de réduire le gaspillage de ressources, de limiter les effets d’îlot de chaleur et de favoriser la percolation de l’eau de pluie, c’est-à-dire une infiltration naturelle de l’eau dans le sol, réduisant ainsi la pression sur les infrastructures publiques.
Pour les surfaces pleines comme les terrasses sans végétation, optez pour des dalles ou des pavés de couleur blanche ou pâle pour limiter les effets d’îlot de chaleur urbain qui affectent la qualité de l’air et peuvent avoir un effet néfaste sur la santé humaine. Privilégier des produits composés en partie de matières recyclées contribue à éviter le gaspillage de ressources et l’enfouissement de déchets.
L’irrigation du sol, contrairement aux systèmes de gicleurs, diminue la consommation d’eau des aménagements paysagers. Il existe plusieurs techniques d’irrigation, mais avant d’en choisir une, il faut s’assurer de pouvoir respecter les consignes d’arrosage municipales.
Recouvrez de paillis le sol des plates-bandes. Le paillis aide à limiter la pousse des plantes indésirables et à garder le sol humide. Il favorise la vie microbienne du sol et protège les insectes utiles, en plus de diminuer le recours au désherbage et aux herbicides. Privilégiez les paillis organiques : en se décomposant en humus avec le temps, ils ajoutent de la substance organique au sol. Certains paillis, comme ceux de bois, ont une durée de vie plus longue que d’autres, comme la paille ou les feuilles, qui se décomposent plus rapidement.
Installez un système d’irrigation à haute efficacité. Certains systèmes sont complexes et nécessitent l’intervention de professionnels. D’autres sont plus simples, comme les boyaux percés ou les tuyaux goutte-à-goutte posés sur le sol, et peuvent être raccordés à une minuterie. Ces systèmes d’irrigation permettent d’économiser l’eau et contribuent à diminuer les impacts associés au traitement et au pompage de l’eau.
Pour l’aménagement de terrains, il est préférable de favoriser la percolation de l’eau de pluie, soit une infiltration naturelle de l’eau dans le sol. En effet, les surfaces imperméables, comme les pavés unis, le béton ou l’asphalte, augmentent les effets d’îlot de chaleur urbain et le ruissellement de surface. Plutôt que d’être absorbée dans le sol, l’eau lessive les contaminants des rues avant de se diriger vers les égouts ou directement dans les cours d’eau ; on voudra éviter autant que possible ces impacts sur l’eau.
Maximisez les espaces perméables, comme les espaces verts aménagés, les potagers et les plates-bandes permettant l’écoulement naturel de l’eau et le filtrage des contaminants, ce qui préserve la qualité de l’eau.
Parmi les dalles et les pavés, privilégiez les produits alvéolés, qui ne couvrent pas tout le sol. Les sections ouvertes de ces produits perméables à l’eau permettent à la végétation de pousser à travers ou sont remplies avec un gravier fin. Les produits alvéolés ont ainsi l’avantage de réduire le gaspillage de ressources, de limiter les effets d’îlot de chaleur et de favoriser la percolation de l’eau de pluie, réduisant ainsi la pression sur les infrastructures publiques.
Une autre stratégie d’aménagement efficace consiste à verdir l’entrée des voitures, par exemple en installant des bandes de roulement (deux trottoirs pour les pneus) entourées de verdure ou des revêtements de plastique alvéolés sur le sol qui permettent au gazon de pousser tout en pouvant supporter le poids d’une voiture.
Un système résidentiel de récupération des eaux grises (eaux de la douche, du bain et des éviers) ou de l’eau de pluie peut représenter des économies d’eau d’environ 146 000 litres par année pour une famille de quatre personnes utilisant des appareils réguliers, soit environ l’équivalent de trois piscines hors terre ! L’installation de ces deux systèmes permet de réduire la consommation annuelle d’eau d’un foyer d’environ un tiers.
Les systèmes de récupération de l’eau de pluie emmagasinent l’eau qui tombe sur le toit grâce à des réservoirs dans lesquels se déversent les gouttières. Cette eau peut ensuite être réutilisée pour les activités ne nécessitant pas d’eau potable, comme l’arrosage du jardin, le lavage de voitures ou le fonctionnement des toilettes. L’eau réutilisée pour les toilettes doit cependant être filtrée et traitée pour empêcher la prolifération des bactéries, et ces opérations ont des impacts sur les ressources et sur la qualité de l’eau. La récupération et l’utilisation de l’eau de pluie permettent tout de même d’économiser l’eau et de réduire la demande aux services publics.
L’aménagement d’un jardin de pluie permet également de récupérer l’eau : les sorties des gouttières sont dirigées vers un bassin situé à au moins 4 mètres des fondations, composé de plantes indigènes résistantes à la sécheresse et aux inondations occasionnelles. L’eau doit s’y infiltrer rapidement (entre 24 et 48 heures) pour éviter la prolifération des moustiques. Consultez des professionnels pour l’aménagement de ce type de jardin.
| Coûts | Accessibilité |
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Transformer la matière organique en compost permet de diminuer de plus de 30 % le volume des déchets domestiques tout en réduisant les émissions de GES liées au transport et à l’enfouissement des déchets organiques. Le compost est aussi une ressource quand vient le temps de fertiliser le jardin, les plates-bandes ou les jardinières. Le compostage décompose les matières organiques en humus, un engrais naturel. Les feuilles, les résidus de jardinage et plusieurs résidus alimentaires peuvent ainsi être transformés. Un bon compost est sans odeur et est composé de deux tiers de matières sèches (feuilles, foin, paille) et d’un tiers de résidus de cuisine.
Choisissez un modèle pour le compostage extérieur : les micro-organismes et les insectes s’occuperont de transformer les matières organiques en compost. Lorsqu’il est bien fait, le compostage, comparativement à l’enfouissement, contribue à réduire les émissions de méthane (un puissant GES) dans l’atmosphère.
S’il n’est pas possible de composter à l’extérieur, le vermicompostage est tout indiqué. Il s’agit de compostage à l’aide de lombrics dans un bac de plastique à l’intérieur de la maison.
| Coûts | Accessibilité |
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Les rognures de gazon peuvent représenter jusqu’à 25 % des déchets produits par une famille en un an !
Aménager un espace pour le potager ou planter des légumes, des fines herbes et des arbres fruitiers permet de générer ses propres récoltes. L’agriculture urbaine permet de diminuer les impacts de son alimentation sur l’environnement en remplaçant des produits qui ont été arrosés de pesticides, emballés et transportés, parfois sur de longues distances, par des aliments produits à la maison.
Optez pour des légumes et des fines herbes adaptés au climat et au type de jardin choisi. Les légumes poussent généralement mieux dans les endroits ensoleillés, bien drainés, et où la chaleur s’accumule facilement.
Si l’espace jardin n’est pas idéal ou s’il n’est pas possible d’en aménager un, on trouve maintenant sur le marché des bacs très performants pour cultiver des légumes sur les terrasses, sur les toits ou même au sol.
Les arbres fruitiers produiront des fleurs au printemps et des fruits savoureux en été et au début de l’automne. Sélectionnez des espèces qui correspondent à votre zone de rusticité et à votre type de sol afin de favoriser leur vitalité et de réduire l’utilisation de produits chimiques.
Bien que la texture et le pH du sol puissent être corrigés, il est généralement plus simple de choisir des plantes adaptées au type de sol et au climat, et de réduire ainsi l’utilisation de ressources et la quantité de déchets envoyés à l’enfouissement. Pour connaître la zone de rusticité de votre région, vous pouvez consulter la carte de Ressources naturelles Canada (@SIDLEE : Insérer lien). Les plantes locales, ou indigènes, sont mieux adaptées aux conditions climatiques (températures, gel au sol, précipitations, enneigement, vents). Elles sont plus faciles à entretenir, plus résistantes et demandent moins d’arrosage. Une plante peut s’adapter à une zone un peu plus chaude, mais risque de mourir dans une zone plus froide si elle n’est pas emballée pour résister à l’hiver.
Privilégiez les plantes vivaces aux annuelles. Elles ont un cycle de vie beaucoup plus long et il est possible de diviser les plants matures. Les plates-bandes évolueront d’année en année et n’auront qu’à être entretenues.
Pour être en santé, les plantes doivent être en équilibre avec l’environnement. Par exemple, un sol trop acide ou un type de sol inapproprié peut empêcher les plantes d’absorber les nutriments en plus de favoriser les maladies. Mieux connaître la constitution du sol et l’ensoleillement pourrait limiter le gaspillage de ressources. Bien que la texture et le pH du sol puissent être corrigés, il est généralement plus simple de choisir des plantes adaptées à leur sol d’adoption.
Faites faire une analyse du sol pour prendre les mesures appropriées. Un sol trop acide peut être corrigé par l’application de cendres de bois ou de chaux. Un sol trop alcalin nécessite l’application de soufre, de sulfate de fer ou même d’aiguilles de pin. La texture du sol est liée à la taille des particules : si elles sont grosses, le sol sera plutôt sablonneux, tandis que si elles sont très fines, le sol sera argileux. La texture du sol peut être corrigée en amendant celui-ci, par exemple en ajoutant du compost ou du fumier.
Toute plante a besoin d’une certaine quantité de lumière pour pousser et pour produire des fleurs et des fruits. Si l’exposition au soleil n’est pas suffisante, la plante produira moins de feuilles, de fleurs ou de fruits, et pourra même mourir en étant plus vulnérable aux maladies et aux insectes ravageurs.
Les plantes ont toutes sortes de caractéristiques dont on peut tirer profit. Par exemple, les plantes dotées d’un fort système de racines seront utiles pour retenir les talus, alors que les plantes grimpantes pourront camoufler une clôture métallique peu esthétique.
Certains végétaux font bon voisinage : par exemple, placer des fines herbes près de certaines plantes peut les camoufler et confondre les insectes indésirables. Localiser judicieusement les plantes les unes par rapport aux autres est un atout dans la lutte aux ravageurs.
Les arbres absorbent la lumière du soleil, le gaz carbonique et d’autres polluants, ce qui limite les effets d’îlots de chaleur et les impacts sur la santé humaine. Toutefois, parce qu’ils ont un long cycle de croissance, il faut prévoir à long terme leur évolution et les modifications qu’ils apporteront au terrain.
Les arbres ornementaux embellissent les terrains, mais ils procurent aussi de la fraîcheur et absorbent des polluants. La pollution de l’air est un véritable enjeu environnemental et même social, surtout en zone urbaine, et les propriétaires résidentiels peuvent faire partie de la solution en plantant des arbres et des arbustes.
Durant l’été, les arbres feuillus peuvent fournir de l’ombre au terrain et à la maison. En plus de favoriser la biodiversité, ils peuvent aussi réduire la demande de climatisation en étant stratégiquement situés vis-à-vis d’une fenêtre, par exemple. À la venue de l’hiver, le feuillu perdra ses feuilles pour laisser entrer l’énergie du soleil dans la maison.
Afin de choisir la bonne espèce d’arbre pour le bon emplacement, il faut se renseigner : un arbre trop grand n’a pas sa place sous les fils électriques, alors qu’une espèce ayant des racines profondes ne doit pas être plantée près de fils, de tuyaux souterrains ou d’une piscine. Il faut aussi éviter de planter des arbres trop près de la maison, car ils peuvent endommager les fondations.
Le gazon ne pousse pas bien partout. Il est possible de réduire son impact sur l’eau en choisissant des espèces végétales qui en consomment moins. Privilégier la biodiversité plutôt que la monoculture du gazon aide à réduire les impacts de l’aménagement paysager.
Diminuer l’espace gazonné en le remplaçant par d’autres plantes, comme des couvre-sol adaptés aux endroits ombragés ou très ensoleillés, simplifie l’entretien d’un terrain. En plus de ne pas avoir à les tondre, ces plantes indigènes nécessitent moins d’entretien et peu de fertilisant, et elles limitent la croissance des mauvaises herbes.
Privilégiez la biodiversité dans l’espace gazonné. Une pelouse saine doit contenir plusieurs espèces de plantes : choisissez des mélanges de gazon résistants ou semez un mélange de trèfle et de gazon. Plusieurs insectes ravageurs sont friands d’une seule espèce, et cette stratégie rend ainsi le terrain moins invitant.
La topographie naturelle peut être un atout pour l’aménagement paysager : un fossé peut devenir un jardin de pluie, un monticule peut accueillir un coin détente alors qu’une pierre ajoutera une touche naturelle. Consultez un professionnel de l’aménagement afin de mettre pleinement en valeur la topographie de votre terrain, de diminuer l’utilisation de ressources et de limiter les impacts sur l’eau.
Conserver le sol intact évite de le détériorer ou de le déstabiliser, ce qui réduit les risques d’érosion et les impacts sur l’eau.
Évitez de changer le trajet d’un cours d’eau : celui-ci tendra à reprendre sa place naturelle. Changer son cours pourrait créer des problèmes d’érosion tout en ayant un impact négatif sur la faune et la flore.
Végétalisez les rives : en plus d’embellir les aménagements paysagers, les plantes filtrent les contaminants, procurent un milieu propice à la faune et limitent la sédimentation des cours d’eau.
Choisir des outils résistants favorisant la foresterie durable et limitant les impacts de la production de déchets permet de réduire le gaspillage de ressources.
Les outils faits de bois provenant de forêts certifiées contribuent à une gestion plus respectueuse des ressources et à la conservation des écosystèmes.
L’utilisation de matières recyclées permet de revaloriser des déchets et de les détourner des centres d’enfouissement. Parmi les outils fabriqués avec du plastique, choisissez les produits comportant une grande proportion de matières recyclées.
L’utilisation des pesticides est de plus en plus réglementée au Canada en raison des dangers pour la santé qui leur sont associés. Il est préférable de consulter un horticulteur ou une horticultrice. On peut aussi se référer à la politique de RONA sur les pesticides.
Utilisez des outils de jardinage appropriés et évitez l’usage de pesticides. Les pesticides voyagent sur de longues distances, sont persistants dans l’environnement et s’accumulent dans la chaîne alimentaire. Ils ont ainsi des impacts sur les écosystèmes. Ils peuvent aussi avoir des effets néfastes sur la santé car ils peuvent être inhalés, absorbés par la peau ou avalés. En portant des objets ou les mains à la bouche, les enfants sont particulièrement vulnérables, en plus d’être plus sensibles aux pesticides qui se retrouvent dans le sol.
Ces appareils bruyants et polluants soulèvent dans l’air environnant de la poussière pouvant contenir des bactéries, des parasites et des spores. Les méthodes manuelles de ramassage des feuilles permettent d’économiser de l’énergie et de limiter les impacts sur la santé humaine.
Privilégiez le balai ou le râteau aux souffleurs de feuilles.
Les engrais naturels réduisent l’utilisation de ressources. Ils contiennent de l’azote, du phosphore et du potassium, trois minéraux essentiels à la croissance des plantes. La concentration de ces minéraux dans les engrais naturels dépasse rarement 10 % (par exemple, engrais 4-2-2 avec 4 % d’azote, 2 % de phosphore et 2 % de potassium). Attention aux engrais dits « à base naturelle » ou « à base organique » : ils peuvent contenir aussi peu que 15 % de produits naturels.
Les engrais naturels d’origine organique proviennent de résidus animaux (farine de plume, poudre d’os, farine de crustacés, déjections de poulet déshydratées) ou végétaux (émulsion d’algues, gluten de maïs, farine de luzerne). Les engrais naturels ont une action plus lente dans le sol, mais prolongée. Ils sont également moins délavés par les précipitations, ce qui protège les cours d’eau. Leur persistance dans le sol ne nécessite que deux applications par année, ce qui est économique malgré leur coût d’achat plus élevé.
Ne pas avoir de gazon à tondre ou réduire la superficie de la pelouse facilite le choix de la tondeuse. Le principal impact environnemental à considérer dans le choix d’une tondeuse est l’économie d’énergie liée à sa phase d’utilisation.
Silencieuse et écoresponsable, la tondeuse manuelle est tout indiquée pour les petits espaces.
Pour les surfaces plus grandes, la tondeuse électrique ou à batterie est un bon choix. Ces modèles n’émettent pas de polluants lors de leur utilisation. Attention : l’économie d’énergie doit quand même être privilégiée puisque la source d’alimentation électrique peut être elle-même une source de pollution atmosphérique (par exemple les centrales au charbon ou au mazout). Choisir une tondeuse à essence équipée d’un moteur à quatre temps constitue un geste plus écoresponsable que d’opter pour une tondeuse munie d’un moteur à deux temps. Une tondeuse équipée de la fonction déchiqueteuse permet de réduire la taille des retailles de gazon, accélérant ainsi leur décomposition.
Pour réduire les impacts sur la santé humaine et sur l’environnement, il n’y a rien comme la prévention. La plupart des insectes ont leurs endroits de prédilection pour passer l’hiver et se reproduire. En repérant et en supprimant ces endroits, on diminue leur prolifération. Garder les lumières extérieures éteintes en juin et juillet permet de ne pas attirer les hannetons, responsables des vers blancs. Maintenir les plantes en bonne santé limite les attaques de pucerons, qui privilégient les plants affaiblis.
Utilisez des méthodes de contrôle naturel. Par exemple, les pièges sucrés attirent les guêpes alors que les coquilles d’œufs concassées éloignent les limaces. Les fourmis n’aiment pas les conditions humides : l’ajout de paillis les rebute, car le paillis retient l’humidité du sol.
Si les méthodes naturelles ont échoué, choisissez des insecticides à faible impact : ils présentent le risque le plus faible pour la santé humaine et pour les écosystèmes. Parmi ces produits, on trouve le savon insecticide, la pyréthrine, la terre diatomée, l’acide acétique et le phosphate de fer. Ces produits doivent cependant être manipulés avec précaution et utilisés avec parcimonie et de façon localisée.
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