Le cycle de vie des produits
Afin d’éviter de tomber dans les nombreux pièges de l’écoblanchiment, RONA a décidé d’adopter une méthode scientifique et rigoureuse appelée l’Approche du Cycle de Vie.
Plutôt que de s’intéresser uniquement aux attributs écologiques apparents d’un produit, cette approche considère sa performance environnementale totale sur l’ensemble de son cycle de vie, de l’extraction de la matière première jusqu’à la fin de vie, en passant par la fabrication du produit, son transport, son emballage et son utilisation.
L’Approche du Cycle de Vie permet ainsi :
• d’éviter les déplacements de problèmes environnementaux d’une étape du cycle de vie à une autre ;
• de considérer simultanément plusieurs enjeux environnementaux.
Afin de proposer à ses clients des produits offrant véritablement une meilleure performance environnementale, RONA collabore avec une tierce partie indépendante. Au terme d’un processus d’évaluation rigoureux, transparent et complet, les experts de la Chaire internationale en Approche du Cycle de Vie de l’École Polytechnique de Montréal sélectionnent les produits portant l’appellation écoresponsable ou RONA ÉCO.
LA MÉTHODOLOGIE DE SÉLECTION DES PRODUITS RONA ÉCO ET ÉCORESPONSABLES
Pour pouvoir être considéré comme écoresponsable, un produit doit proposer des attributs qui permettent de réduire son impact environnemental par rapport à un produit conventionnel similaire. Ainsi, le produit peut être désigné comment étant moins toxique, biodégradable, fait de matière recyclée, etc.
La première étape du processus de sélection consiste donc à vérifier que les allégations environnementales proposées par les fournisseurs de ces produits sont soutenues par des preuves crédibles et pertinentes.
La seconde étape consiste à démontrer, en utilisant une approche du cycle de vie, que les attributs mis de l’avant procurent des bénéfices environnementaux réels et significatifs.
Il ne suffit donc pas de présenter des attributs environnementaux pour mériter le qualificatif de produit plus écologique : il faut que ces attributs permettent des réductions d’impacts. Par exemple, un produit qualifié de « compostable » est potentiellement plus écologique que le même produit non compostable uniquement s’il existe des installations de compostage là où le produit terminera sa vie utile.
Non seulement les attributs doivent-ils mener à des réductions d’impacts environnementaux, mais ces réductions doivent être significatives. Les attributs doivent donc réduire les impacts reliés aux problématiques environnementales clés de cette catégorie de produits.
Cette évaluation est toujours réalisée en adoptant une approche du cycle de vie, qui présume que les produits génèrent des impacts à toutes les phases de leur cycle de vie : de l’acquisition des matières premières à la fin de vie du produit, en passant par sa fabrication, son emballage, son transport et son utilisation.
Pour chaque attribut environnemental d’un produit, il est donc nécessaire de s’interroger sur les conséquences de cet attribut à toutes les étapes du cycle de vie. Par exemple, un produit fait de matière renouvelable n’est peut-être plus recyclable en fin de vie. Parfois, les attributs engendrent aussi des déplacements d’impacts d’une catégorie à l’autre : un produit qui consomme moins d’énergie peut émettre plus de polluant nocif à la santé humaine. Un bon attribut environnemental ne devrait pas induire de déplacements d’impacts d’une étape du cycle de vie vers une autre ou d’une catégorie d’impact vers une autre.

fermer